Comment s'exprimer mieux?

Comment s’exprimer mieux et clairement ?

Conflit, frustration, comment en sortir ? Comment réagir ? Comment les résoudre ? Tant de questions… Tout cela parce que je ne sais pas m’exprimer… En groupe, j’ai peur, je ne sais pas quoi dire et encore moins comment le dire… Parfois, je me sens désarmé.e face à un problème personnel…

Ces scénari catastrophe, je les ai malheureusement connus durant des années, mais cela, c’était avant de rencontrer la méthode des 6 chapeaux. Grâce à elle, je sais aujourd’hui comment m’exprimer clairement. Cela ne veut pas dire que je serais entendue, mais au moins, je fais ma part, et j’ai ma conscience tranquille. Je pratique mes pas de danse dans la communication… Je sais enfin m’exprimer en laissant également la parole et la place à mon interlocuteur.trice d’une part et j’arrive à résoudre de nombreuses situations délicates d’autre part.

Alors vous voulez savoir comment s’exprimer mieux et clairement ?

  1. Comment s’exprimer mieux et clairement ?
  2. Avant propos
    1. Définir notre objectif
    2. Prendre la température
    3. Le bâton de parole
  3. Les faits
  4. Rester centré sur soi, son ressenti
  5. Que peut-il arriver de pire ?
  6. Que peut-il arriver de mieux ?
  7. L’action
  8. L’analyse
  9. Conclusion
  10. Cerise sur le gâteau
  11. Exercices, à vous de jouer !
  12. Pour aller plus loin…
Comment se libérer du regard de l'autre
Comment se libérer du regard des autres

1- Comment s’exprimer mieux et clairement ?

Cet article m’est inspiré de l’histoire d’Emâ qui s’est souvent posée cette question tant elle avait des lacunes dans ce domaine et moi aussi d’ailleurs, ce qui m’avait poussé à découvrir cet outil au préalable et à l’enseigner lors de mes formations en communication.

Pour la petite histoire, à l’origine, Emâ était une grande timide et même une phobique sociale… Bon, tout ceci, ce sont des mots, j’écris même des maux passagers, pas des états infinis, preuve en est aujourd’hui. Si elle a grandi dans cet état, elle peut juste remercier son environnement, tant familial qu’éducatif, qui n’a pas su lui indiquer comment prendre sa place autrement qu’en  » aboyant  » ce sont ses termes. Pour ma part, je dirais qu’elle a grandi dans une ambiance de rapport de force, dans un milieu autoritaire et de déni… Sauf que personnellement, elle ne se sentait pas bien dans ce rôle  » qui a du chien « … Alors elle a opté pour le mutisme… Ne rien dire, ne pas faire de vague, essayer de plaire à tout le monde ou se faire oublier… Au choix, selon son ressenti du moment, la meilleure stratégie d’après elle. Et il est vrai que c’était face à ces personnes la meilleure stratégie si elle voulait rester au calme, éviter tous conflits ou faux pas…

Vous vous doutez bien que plus tard, son approche a engendré de nouveaux désagréments ! Cette fois-ci, c’est son corps qui s’est fait entendre ! D’abord le  » toumtoum  » dans sa tête, que j’appelle petit vélo, ce sont ses idées, pensées qui tournaient en boucle, sous un angle, un angle différent… Son mental tentait de trouver une solution… Là où il n’y en avait pas, c’est à dire à l’extérieur… Puis quelques tensions au épaules sont apparues… Puis elle s’est aperçue que ses mâchoires se serraient malgré elle… Et des tensions au tensions au cou se sont invitées à la fête… Un joli nœud à la gorge, c’est plus plaisant… Puis le plexus serré… Et la digestion capricieuse… Enfin pour couronner le tout un sacré lumbago qui l’a plantée au lit durant 15 jours. Tout ceci en quelques mois, depuis un  » petit conflit  » au travail. Du jamais vu pour cette hyperactive… C’est là qu’elle m’a contactée…

Nous avons travaillées ensemble jusqu’à ce qu’elle reprenne les rennes de sa vie. Je dois dire qu’elle était si motivée que cela lui a pris seulement quatre petits mois pour inverser la balance.

D’une  » petite fillette  » timide, réservée, ne prenant pas la parole, ne sachant pas dire non, ni même dans son couple -ce sont ses mots-, elle devient une femme alignée à ses valeurs, quoi qu’en pensent ou en disent les autres. Toujours très à l’écoute des autres, ça, c’est sa nature ! Et, chose nouvelle, avant tout à son écoute. Après tout, si elle est née ici, dans cette période, avec un tel corps et une telle force d’Âme, ne doit-elle pas prendre sa place ? Et pour cela, ne doit-elle pas prendre le temps de la retrouver, pour mieux l’apprivoiser, la connaître, et l’exprimer ?…

C’est justement ce qu’elle s’est autorisée et m’a demandé de vous partager l’outil qui lui a parlé et sa petite histoire en introduction. Je suis sûre que vous vous êtes un peu reconnue dans ses mots… Elle la conclue par ces propos si justes :  » Depuis que j’ai cet outil, j’observe ma vision des choses et je l’exprime aux personnes qui sont prêtes à l’entendre uniquement. Je réponds à mes attentes et je les exprime à ceux qui peuvent y répondre uniquement. Je réponds à mes besoins et, si nécessaire, je diffère ma réponse aux besoins des autres… Qu’est-ce que je me sens bien, libre, en accord, tant avec moi qu’avec mon entourage ! Je me reconnais et je me sens reconnue par les personnes avec qui je danse ! J’ai regagné ma confiance et celle des personnes qui me sont chères !  » 

C’est donc sans plus attendre que je vous partage ce fameux outil…

Le principe est de s’habituer à voir la même situation d’après des lunettes différentes.

Bien-sûr, il n’est pas question de savoir qui a raison ou d’aller chercher l’approbation de l’autre lors d’un conflit ou d’une situation tendue, d’ailleurs, lorsque vous comprenez que tout le monde a raison de son point de vue, avec ses lunettes vous évitez déjà bien des déboires…

Alors quelles sont ces différentes lunettes ?

L’auteur les appelle des chapeaux car ce sont les 6 façons de penser qu’il a découvert et que voici…

1- Avant propos

Oui, en communication, il est important de mettre en place ce que j’appelle l’avant propos.

L’avant propos se déroule en trois étapes. D’une part il est important de savoir quel est notre objectif, de prendre la température de notre interlocuteur et de définir des règles…

1- Définir notre objectif

Dans une communication, soit chacun suit son propre chemin et cela donne un  » langage de sourd  » soit chacun écoute le chemin de l’autre pour tenter de le comprendre ou tout au moins pour l’entendre. Cela donne un  » langage d’âme à âme « . C’est sûr, énergétiquement, chacun aimerait être entendu à sa propre valeur, sauf que physiquement, cela n’est pas possible avec les personnes qui se sont fermées à la discussion, à leurs émotions ou aux vôtres… D’où l’importance du deuxième point, prendre la température.

2- Prendre la température

Prendre la température ? Mais de quoi s’agit-il ?!

Non, pas la peine de sortir un thermomètre. Ce que je vous propose est plus subtil et s’apprend peu à peu. Cela était inné chez Emâ, tout simplement parce qu’elle avait appris à le faire dès son enfance. Mais cela peut vous paraître compliqué. Pourtant, je vous demande juste de faire confiance à votre ressenti et à écouter votre corps et observer votre interlocuteur dans son non verbal. Car vous avez du remarqué qu’il est très difficile de faire mentir un corps alors qu’il nous est arrivé à tous de dire des choses que l’on ne pensait pas n’est-ce pas ?

Donc prendre la température signifie juste savoir si notre interlocuteur est disponible ou non pour ce nouveau type de langage, plus sincère, de cœur à cœur, d’Âme à Âme… Autrement dit, s’il est digne de votre confiance…

Une de nos activité préférée est l’hypocrisie, au sens noble du terme, à savoir, ne pas dire toute la vérité pour se protéger ou protéger autrui… J’avoue, je le fais aussi… Cela dit, au moment opportun, je m’exprime sincèrement… Et là, je fais toute la différence avec mon entourage, qui fait comme si de rien n’était… Ce langage sincère, à cœur ouvert, je ne me l’autorise qu’avec un certain type de personne… Celles qui souhaitent que la situation s’améliore. Dans ce cas, je peux leur proposer un bâton de parole… Qu’est-ce encore ?

3- Le bâton de parole

Le bâton de parole peut être un objet, quel qu’il soit, que l’on pose devant nous comme pour symboliser que nous seul avons la parole tant que cet objet est placé devant nous. Lorsque nous avons fini notre élocution, nous pouvons donner l’objet à notre interlocuteur pour l’écouter à notre tour. Celui qui a le bâton de parole parle, les autres l’écoutent. Cela paraît simple, c’est sans compter sur notre mental et nos blessures d’Amour Propre… Combien de fois nous faisons-nous couper la parole ou entendons-nous nos mots déformés ? Et c’est normal ! Chacun sa représentation ! Cet outil permet donc de laisser la parole à l’autre au lieu de réagir et s’empresser de donner son avis, comme s’il allait se volatiliser… Cela permet aussi de prendre en compte tout le dialogue interne que nous pouvons avoir alors même que notre interlocuteur nous parle et qui nous montre que nous ne sommes pas pleinement à son écoute… Lorsque nous sommes en réaction, souvent par rapport à un point de vue différent du notre, cela nous montre que nous n’avons pas tous les outils pour voir ou que nous avons du mal à voir ce nouveau point de vue. Peut-être est-il aux antipodes de nos représentations ? Et si c’était justement le moment de les revoir ? Ce mécanisme de défense est normal, après tout, nous ne pouvons voir la même situation sous le même angle, nous ne pouvons avoir les mêmes ressentis… Toute cette différence, qui d’après moi nous enrichie peut en déranger certain.e.s, pourtant elle nous permet de nous adapter, selon nos possibilités à notre interlocuteur, dans le but d’améliorer la relation. Je le répète, cela n’est possible que si les deux personnes veulent bien jouer ce jeu !

Dans la négative, je vous invite à jouer ce jeu tout.e seul.e, il permet à vos émotions de s’exprimer au lieu de s’imprimer, comme l’avait fait à ses débuts Emâ, en nœuds émotionnels ou énergétiques à l’intérieur du corps, en se caractérisant par tous types de tensions, des plus subtiles aux plus douloureuses…

Dans l’affirmative, c’est à vous de danser !

2- Les faits

Le premier pas de cette danse de la communication, est de s’appuyer sur les faits. C’est le pas de base… Pourtant, oh combien je croise des personnes dans mon quotidien qui communiquent avec ce que j’appelle le Tu qui  » tue « , qui accuse… Dans ce cas, elles se marchent sur les pieds. L’une marche sur l’autre et l’autre réagit ou se se laisse marcher sur les pieds… Pas de vagues… Or la danse que je vous propose est un nouveau pas. Celui de la neutralité.

Le faits sont indéniables, mesurables, quantifiables, définissables dans le temps…

Ils répondent à la question globale  » Qu’est-ce que c’est ? «  Et aux questions plus précises quoi ? qui ? avec quoi ? avec qui ? où ? quand ? comment ? combien ?…

Voici mon exemple personnel : il est 10h30 du matin, nous sommes mercredi et je suis en train d’écrire le premier jet de cet article lorsque je me retrouve face à l’écran noir de l’ordinateur… Il vient de s’éteindre brusquement… J’exprime un NON !… Mais si… La batterie est vidée. Je branche l’ordinateur et profite de cette pause  » forcée  » pour manger une pomme… Après cette pause, à 11h, je rallume l’ordinateur, je récupère le dossier qui n’a été que partiellement enregistré. Je dois réécrire ce premier pas de danse alors que j’étais arrivée à la fin du deuxième… Je n’avais pas fais de sauvegarde… Voici les faits ! Indéniables.

Ouvrons à présent la porte du physique… Voire au delà…

3- Rester centré sur soi, son ressenti

J’avoue ce deuxième pas est aussi difficile que le premier, surtout au début. En effet, nous n’avons pas tous appris à communiquer. Pour ma part lorsque je débute ce deuxième pas pour la première fois, j’ai souvent affaire à des personnes qui réagissent, interprètent, se défendent, se justifient, voire me coupent la parole… Parce que je dévoile ma vulnérabilité et les mets face à la leur. Cela peut déranger, dans un monde où on nous demande d’être fort.e… Or personnellement, je valorise la vulnérabilité au même titre que la force. D’ailleurs, je vais plus loin en affirmant que ce sont mes vulnérabilités qui m’apprennent mes forces ! Et si cela vous pousse à réagir, je vous invite à le faire en commentaire… Pour le moment, c’est moi qui ai le bâton de parole, alors je continue mes propos;).

Notre ressenti, nos émotions, nos sensations, notre intuition, notre pressentiment… Sont notre part de vérité. Ils sont juste, nous les sentons, ils sont là, quoi qu’en pense notre interlocuteur. Laissons la parole à notre corps, faisons lui confiance ! Nous le faisons si peu et il a tant à nous dire… Si nous ne le laissons pas s’exprimer ici, il va imprimer tous les non-dits à l’intérieur, par des nœuds tant émotionnels qu’énergétiques qui vont se traduire en tensions, douleurs, tout ce qu’Emâ a vécu et que vous vivez aussi peut-être vous même dans votre corps.

Pour exprimer notre ressenti ou aider notre interlocuteur à le faire, il suffit de poser la question globale :  » Qu’est-ce que ça me fait ?  » Et plus précisément comment je me sens, qu’est-ce que je ressens, dans quelle émotion, quel sentiment, quelles sensations dans le corps, quelle intensité…

Une échelle qui peut vous aider à quantifier votre ressenti est graduée de 0 à 10, 0 par définition étant nul et 11 la mort !

Dans mon exemple : Sur le coup, je me suis sentie frustrée (échelle à 7) de voir l’écran noir. Cette frustration s’est vite apaisée (échelle à 3) lorsque j’ai exprimé le NON et que j’ai branché l’ordi en pensant déjà à ma pomme. Paradoxalement, après avoir mangé, devoir recommencer ce premier pas de danse de la communication alors même que j’avais terminé d’écrire ce second ne me frustrais plus. D’ailleurs, maintenant, je me sens mieux, puisque je le préfère au premier jet et cette expérience m’a permis d’illustrer mes propos de cet exemple personnel que je trouve pertinent et arrivé à point nommé ! J’ai même un peu de joie à écrire ces derniers mots (échelle à 6 !) 😉

Voici mon ressenti. Vous comprenez bien que l’échelle reste dans votre tête, ou ne la verbalisez que lorsque votre interlocuteur est à votre écoute, je suppose que c’est le cas pour vous et vous en remercie…

Il est temps à présent de partir dans l’imagination…

4- Que peut-il arriver de pire ?

Place au pessimismes ! Par prudence naturelle, nous pouvons avoir l’habitude d’aller explorer cette piste en premier, biais de négativité oblige, c’est pourquoi je déroule ce pas de danse ici.

Pour commencer, quelque rappels sur le biais de négativité : Ce mécanisme consiste à nous rappeler des expériences douloureuses plus aisément que les expériences heureuses. Il nous permet de nous mettre en sécurité lorsqu’un danger apparaît pour la deuxième fois. Que ce danger soit réel ou imaginaire, le biais de négativité ne fait pas la différence. Il est mis en place par notre cerveau reptilien d’une part et notre cerveau émotionnel d’autre part. Si nous ne pouvons rien changer à notre cerveau reptilien, nous pouvons agir sur nos représentations et apaiser nos émotions… Intéressant non ?

Exprimer ce qu’il peut arriver de pire nous permet de nous dégager d’un sacré poids qui pesait peut-être déjà sur nos épaules ou ailleurs dans notre corps. Alors libérons-nous de cette charge sans se soucier si nous sommes rationnel ! Bien-sûr, si nos paroles sont trop virulentes, je vous invite à ouvrir un airbag en écrivant d’abord votre ressenti sur une feuille volante ou votre cahier d’amour… En tout cas, ce n’est pas la peine de blesser votre interlocuteur d’une blessure qu’il ne fait que réveiller…

A l’oral, une seule règle d’or : Que les critiques soient constructives. Toujours pas question de régler ses comptes et d’entrer dans un rapport de force ! Cela couperait la discussion !

Nous déposons toutes nos craintes, les inconvénients possibles si la situation perdure ou se répète, les obstacles qu’elle engendre, à court, moyen ou long terme… il s’agit de prévenir plutôt que guérir et vous connaissez mon penchant pour la prévention !

Pour illustrer mon exemple, le pire aurait été que je ne me souviennes pas de ce que je venais d’écrire. Heureusement, j’avais des notes écrites.

Si la situation se renouvelle, cela peut finir par me décourager dans mon écriture, et j’arrêterais de vous partager mes outils… Vous seriez les victimes collatérales d’une batterie non rechargée… Dont moi seule suis gestionnaire !… Mon imagination peut déborder, je préfère m’arrêter là. Je ne suis pas à l’aise avec cette énergie, je préfère l’optimisme…

Justement, c’est le pas suivant !

5- Que peut-il arriver de mieux ?

J’avoue que je me sens mieux dans cette partie car elle correspond plus à mes valeurs.

J’y ai d’ailleurs donné le nom de  » biais de positivité « . Comme je l’écrivais plus haut, il est plus difficile de se rappeler des bons moments que des mauvais, d’où l’importance ici de  » faire l’effort  » de les relever !

Cela dit, comme je vous le répète souvent en atelier, le plus simple pour améliorer une situation est de partir de l’ombre pour la mettre en lumière… Partir du pire pour aller vers meilleur me semble plus naturel ! Et quoi de plus beau que de rêver, surtout si ces rêves nous permettent de lever nos peurs, nos barrières et autres croyances exprimées plus haut ! Ici, pas de limite, tout est permis !

S’imaginer ce qu’il peut arriver de mieux nous permet d’ouvrir la porte à tous les possibles, et les plus beaux projets ont débutés par un rêve, alors pourquoi pas le votre !

Pour exprimer les avantages et les bénéfices de votre situation, il suffit de capter toutes les pensées agréables, qu’elles soient réelles, ou imaginaires.

Pour cela, trois questions sont possibles :

D’une part, la question terre à terre de  » Quelles sont les avancées ? « 

D’autre part, celle du rêve : « Et si tout était possible, comment cela serait-il ? « 

Pour finir, celle de la magie : « Et si j’avais une baguette magique, qu’est-ce que je vivrais ?

Pour illustrer mon exemple, comme ce n’était pas la première fois que je me retrouvais dans ce cas, j’avais déjà programmé mon ordinateur pour qu’il me prévienne 5 minutes avant de s’éteindre. De plus, avant, ma réaction était de m’énerver contre cette fichue machine. Là, non, une frustration, certes, mais pas de grosse colère. J’ai aussi su prendre le temps de  » faire diversion  » en profitant de la pause pour manger une collation et j’ai positivé l’expérience. D’ailleurs, elle me sert à illustrer mes propos.

Bien-sûr, le rêve serait que cela ne m’arrive plus !

Et la magie… Plutôt que de rentrer dans la colère, la nourrir de mes pensées toutes plus dures les unes que les autres, et si j’avais laissé mon Âme agir…

L’action justement, parlons-en !

langages de l'amour
Langage de l’Amour

6- L’action

Vous remarquez au fil des articles et des ateliers oh combien je donne de l’importance à l’action ! C’est pour moi la clé de la réussite… Attendre qu’une situation se résolve en ne changeant aucun paramètres dans la situation voudrait dire vouloir un nouveau résultat en espérant un changement extérieur… Or d’après moi, le changement vient de l’intérieur. Ce sont les protagonistes qui agissent, non les objets ! Du moins pour mon cas, il est programmé par l’homme… Heu… La femme que je suis :p.

La question globale à se poser ici est  » Que puis-je mettre en place ? » Il est question ici de laisser place à la pensée créative, à l’énergie du mouvement, du changement. Rechercher la nouveauté, sortir du cadre, ici aussi tout est permis ! Se libérer des idées reçues,… Si vous lui laissez la place, de vous peut émerger une idée de génie ! Encore une fois, laisser la part du rêve agir, comment atteindre la vie de vos rêves si vous ne les écoutez pas !

Dans mon cas, je profite de l’occasion pour vous partager mon expérience dans cet article…

Je peux programmer mon ordinateur pour que les sauvegardes soient plus régulières… Effectivement, je viens de regarder, les enregistrements automatiques étaient espacés de 20 minutes, je viens de les mettre à 5 minutes !

J’avais aussi pour intention d’acheter un enregistreurs et en recherchant sur internet comment diminuer les temps d’enregistrements, je me suis rendu compte qu’on pouvait dicter le texte à écrire à l’ordinateur… On n’arrête pas le progrès !

Enfin, prêt.e pour le dernier pas de danse… La prise de hauteur…

7- L’analyse

En communication, il est important d’analyser la situation sous toutes ses dimensions, qu’elle soient physiques, factuelles, personnelles, sentimentales, dans le déni ou l’exagération, tant vers le pire que vers le meilleur pour passer à l’action, vers un comportement différent, une représentation différente, lever des limites, ou au contraire en exprimer.de nouvelles…

Pour cette observation, il est primordial de prendre du recul. Rien n’est personnel, en fait, tout peut être la conséquence de blessures cachées qui remontent à la surface, de vécus différents pour une même situation, selon nos représentations différentes, notre rythme, l’intensité de nos ressentis, nos habitudes personnelles…

La question globale à se poser ici est  » Que s’est-il passé depuis la situation initiale ? « 

Ici, il est question de mettre de nouveaux mots sur nos maux afin de les apaiser. Et pour en avoir vécu moi-même l’expérience, je peux vous assurer que vous allez retrouver votre état naturel de quiétude et de paix car vous vous êtes entendu.e.s !

Pour ma part, j’ai pris conscience de l’importance de sauvegarder mon travail plus régulièrement. Je me suis aussi rendue compte de mon état d’ensemble, là où j’aurais pu m’agacer, j’ai profité de la panne pour nourrir mon besoin primaire… Manger… J’ai pris aussi conscience du temps que je passais à écrire cet article. J’ai découvert un nouvel outil, l’enregistrement vocal, bien que comme c’est nouveau pour moi, c’est pour le moment un peu compliqué… D’autant que je tape intuitivement au clavier… pour le moment, je vais plus vite à écrire qu’à dicter… Je me sens heureuse de ce que je viens de produire et je suis contente de vous le partager. J’espère du fond du cœur que vous en ferez un aussi bon usage qu’Emâ, qui m’a rappelé cet outil que je lui avais partagé et que j’utilise aujourd’hui sans même m’en rendre compte…

8- Conclusion

Lorsque je fais le bilan du nombre de personnes que j’ai rencontrées jusqu’ici, une majorité savait s’écouter sans écouter son environnement, voire comme me l’a partagé Emâ m’aboyait dessus sans même que j’y prenne garde.

Personnellement, j’ai toujours été attirée par les personnes qui ont souffert de ce type de comportement et qui s’effaçaient pour leur laisser la place. Ces personnes là étaient déjà moins nombreuses.

Je suis effarée d’observer que seulement quatre personnes savaient s’écouter et écouter leur environnement. Ce sont elles qui m’ont poussées à sortir de ma timidité et à m’exprimer aujourd’hui au grand jour pour accompagner les belles âmes qui souhaitent retrouver leur propre chemin.

C’est dire combien la communication claire et authentique est aux antipodes de nos habitudes pour la plupart ! Nous sommes soit très factuel, soit dans l’émotionnel et le ressenti, soit au contraire coupé de nos ressenti, soit dans nos pensées, les pires comme les meilleures, soit au contraire incapable d’imaginer quoi que ce soit, nous testons, essayons, sommes actifs voire hyperactifs, ou au contraire, si peureux que nous restons paralysés, ou nous procrastinons. Nous sommes soit très organisé, très observateur ou au contraire, tellement la tête dans le guidon ou dans les étoiles que nous ne voyons même pas nos mécanismes, les destructeurs comme les constructifs…

Je trouve cet outil merveilleux car justement, il permet de donner la parole à toutes les dimensions de nos possibilité et plus encore ! D’une façon très terre à terre d’une part et plus intuitive, imaginaire, voire magique d’autre part.

Voilà j’ai fais ma part, je vous souhaite de vous régaler à vous amuser, pratiquer cette danse de la communication avec votre interlocuteur.trice.

9- Cerise sur le gâteau

Ce que j’aime beaucoup avec cet outil, c’est qu’il peut aussi s’utiliser seul, juste en rentrant en communication avec notre corps.

Hier, lors d’un atelier, Sandrine avait l’œil qui sautait. Le corps parle avec ses maux… Pour son cas, cela était signe d’un stress chronique qui amenait peut-être une carence en magnésium depuis plusieurs mois, malgré l’apport extérieur par une cure et des vacances ressourçantes en famille… Alors nous avons commencé par les faits. Je lui ai demandé :  » Qu’est-ce qui te fatigue, qu’est-ce que tu ne veux pas ou peux pas voir en ce moment ?  » A partir des faits, nous avons pu dérouler son histoire et trouver des actions à mettre en place pour changer son quotidien, source de stress… Agir à l’origine est d’après-moi le meilleur des remèdes !

Comment s'exprimer mieux?
Comment s’exprimer mieux et clairement ?

10- Exercices, à vous de jouer !

Un pas à la fois :

  • Choisissez une situation désagréable que vous avez vécu seul.e, c’est mieux pour commencer. Pas des plus désagréable, ce serait trop difficile pour vous familiariser avec l’outil, commencez par une échelle à 2 ou 3. Et posez-vous les questions suivantes
  • Quels sont les faits ? Qu’est-ce que c’est ? Quoi ? Qui ? Avec quoi ? Avec qui ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ?…
  • Qu’est-ce que ça me fait ? Comment je me sens ? Qu’est-ce que je ressens ? Quelle émotion ? Quel sentiment ? Quelles sensations dans le corps ? Quelle intensité ? Souvenez-vous l’échelle !
  • Que peut-il arriver de pire ?
  • Que peut-il arriver de mieux ?
  • Quelles actions puis-je mettre en place ?
  • Que s’est-il passé depuis la situation initiale ? Qu’ai-je appris sur moi ?

Étant bienveillante envers vous et vous invitant à l’être envers vous-même, je trouve opportun de vous encourager durant la semaine, voire plus, d’observer une situation de cette manière et d’en écrire vos réponses sur votre Répertoire d’Amour.

Pour information si vous vous êtes arrêté.e avant, cela peut venir de plusieurs facteurs, ne vous blâmez pas et ne vous découragez-pas, recommencez et persévérez !

J’ai conscience que cette pratique peut paraître complexe et ambitieuse aussi, je vous invite à y revenir, à vous entraîner, à répéter, selon vos envies et votre rythme et surtout à prendre plaisir à ces nouveaux pas de danse !

Lorsque vous serez à l’aise, peut-être pourrez-vous apprendre à danser avec un.e de vos partenaire préféré.e ?

A vous de danser !

Répertoire d'amour
Répertoire d’amour

11- Pour aller plus loin…

Pour aller plus loin sur l’auteur de cet outil, ce sont les six chapeaux d’Edward de Bono

Pour aller plus loin sur le chemin de votre âme, je vous invite à lire ou relire mon approche des cinq accords toltèques.

N’hésitez pas à commenter cet article qui, une fois n’est pas coutume, est plutôt très long. Parce que vous le valez bien !

S’il vous a plu, merci de le valoriser par un pouce vert !

Bonne danse !

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